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5 épisodes de podcast à écouter pour le mois de février

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Chaque mois, Clémence te propose de découvrir 5 épisodes de podcasts qui l’ont marquée. Entre féminisme, antiracisme, écologie et plein d’autres sujets… l’occasion de satisfaire sa curiosité et de nourrir ses réflexions sur le monde

Un podcast à soi : Prendre soin, penser en féministe le monde d’après (animé par Charlotte Bienaimé) 

De manière générale je recommande d’écouter les podcasts de cette chaîne Arte, ils sont tous géniaux ! Les épisodes durent en moyenne une heure. Ils sont rythmés par des récits intimes, paroles d’expert.e.s et réflexions personnelles qui abordent de multiples thématiques liées à l’égalité entre les femmes et les hommes.  

Je recommande tout particulièrement l’épisode “Prendre soin, penser en féministe le monde d’après”. Il résonne fortement avec la période qu’on est tous.tes actuellement en train de vivre : la crise sanitaire et tout le tralala.  

Cet épisode laisse la parole aux femmes, qui de par leur métier, ont directement été confrontées au virus. Des aides-soignantes, des infirmières, des aides à domicile, caissières et des agentes d’entretien témoignent. Il aura fallu attendre une pandémie pour que les personnes se rendent compte de l’utilité sociale de ces métiers, qui restent sous payés, difficiles et dépréciés socialement. Des métiers de femmes quoi…  Et pourtant, sans ces femmes, la société s’arrêterait de fonctionner. Cet épisode propose de les remettre à leur juste place.  

  • Ce que j’ai aimé/appris :  

La diversité des témoignages recueillis rend le podcast très complet en information. En plus d’être très touchant, cet épisode vous pousse à vous poser les “bonnes questions” et à réfléchir sur le monde d’après. 

Extimité : Paris Podcast Festival – du greenwashing au woke washing (animé par Douce Dibondo et Anthony Vincent)   

Ça fait quelques temps que j’écoute les podcasts d’Extimité. Dans chaque épisode, une personne est invitée pour parler de son intimité, de ses luttes et victoires face aux discriminations. Ils sont tous très enrichissants et assez faciles à écouter.

Cet épisode est réalisé sous un autre format, deux invités y sont présents : Jérémy, militant écologiste décolonial et Vénus, activiste transféministe. A l’image de la chaîne, les sujets sont abordés sous un angle intersectionnel ; les analyses féministes, antiracistes, anticapitalistes et écologistes s’entremêlent. 

Dans cet épisode, les intervenant.e.s discutent de deux termes : le greenwashing et le wokewashing. Ces deux concepts se rejoignent, ils visent à dénoncer les stratégies marketing établies par de grandes entreprises marchandisant ou surfant sur les causes militantes sans n’avoir aucune conviction profonde ou engagement réel derrière.  

  • Ce que j’ai aimé/appris:  

La pertinence des sujets abordés m’a donné envie d’approfondir les notions de greenwashing et de wokewashing que je ne connaissais pas du tout avant l’écoute de ce podcast. J’ai également bien aimé son format : une conversation enrichie de plusieurs exemples concrets de greenwashing et wokewashing. 

Le cul entre deux chaises : Quartiers Confinés – Anas : grandir et vivre le confinement dans un quartier populaire (animé par Nina Dabboussi) 

J’ai découvert très récemment cette chaîne de podcasts. “Le cul entre deux chaises” propose d’écouter des récits de vie de personne métisses, adoptées ou dont l’héritage familial culturel et racial ne correspond pas au.x pays où iels ont grandi. 

Le premier épisode que j’ai écouté, c’est celui-là. Et franchement je l’ai adoré ! L’invité, Anas, est un journaliste podcasteur qui a créé les podcasts “Bibliotieks” et “à l’intersection”, que je recommande.

Dans celui-ci, Anas parle de son identité d’homme maghrébin ayant grandi dans un quartier populaire. Il raconte les réalités du confinement dans ces quartiers. Il analyse notamment les différences de traitement médiatique du non-respect des règles du confinement entre les quartiers riches ou moins riches. Il relate la situation préoccupante des quartiers populaires en France : manque d’infrastructures, les conditions des travailleur.se.s précaires, l’insalubrité et la promiscuité des logements, les violences policières…

  • Ce que j’ai aimé/appris :  

J’ai beaucoup aimé la manière dont est construit le podcast. Anas révèle un témoignage riche en analyse et Nina Dabboussi appuie ses propos avec des éléments théoriques, ce qui donne un podcast articulé entre théorie et pratique !

Black Lemonade, #45 Sandy the Afro Globe Trotter (animé par Violette Tannenbaum) 

Black Lemonade est un podcast qui interroge des femmes noires inspirantes et admirables avec des parcours incroyables. Dans cet épisode, Sandy parle de son engagement militant, c’est la créatrice du site Abenafrica sur lequel elle partage l’afroculture : des recommandations de livres, d’évènements et resto afro sur Paris et surtout ses voyages dans l’afro world.  

Sandy est une grande voyageuse qui a pour objectif de partager ses magnifiques voyages sur le continent africain et ainsi de véhiculer une autre image de ce continent. Dans ce podcast, elle raconte sa vie, comment elle est arrivée à créer son blog, ses difficultés, ses doutes, ses expériences de voyage au Rwanda et d’autres pays… Elle propose de questionner nos stéréotypes et préjugés sur les pays africains. 

  • Ce que j’ai aimé/appris :  

Sandy est une personne rayonnante ; je trouve sa démarche de décoloniser le voyage très pertinente. Elle mêle voyage et militantisme ce que j’apprécie tout particulièrement. Cet épisode nous pousse à réfléchir et nous interroger sur les représentations du continent africain véhiculées dans les sociétés occidentales.  

“Qui est Miss Paddle ?” (animé par Judith Duportail)  

Et enfin, un dernier podcast, très facile à écouter, sous la forme de récit autobiographique. “Qui est Miss Paddle ? » est une série podcast constituée de 4 épisodes de 15/20 minutes. En partant de l’histoire d’un like sur Instagram, Judith réfléchit aux impacts des réseaux sociaux sur nos vies amoureuses. Puis, peu à peu le sujet se déplace, Judith en vient à questionner sa relation de couple qui se révèle totalement toxique.  

  • Ce que j’ai aimé/appris:  

Cette série podcast m’a emportée, j’ai enchaîné tous les épisodes d’un coup. J’ai particulièrement aimé les premiers épisodes dans lequel Judith étudie les impacts d’Instagram sur sa manière d’être et de penser. Et pour terminer, je trouve très intéressante la manière dont le podcast amène le sujet principal : les relations de couple toxiques.

Clémence

Instagram : @penserlemondee

Source de l’image d’accueil : Pexels

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